Toute l'Histoire en un clic
Ami d'Herodote.net
Articles récents
Les 10 articles les plus lus
Publicité
Suivez Herodote.net sur twitter
Offrez-vous quelques minutes d'évasion
avec Les Chroniques d'Herodote.net

Adhérez aux Amis d'Herodote.net

Qui appelait-on le chevalier sans peur et sans reproche ?

Réponse
Publicité

Renaissance et Réforme

Nicolas Machiavel
( 3 mai 1469 - 21 juin 1527)



Né sous le règne de Laurent le Magnifique, Niccolo Machiavelli voit les Français de Charles VIII entrer à Florence et Savonarole étriller la cité (1494-98).

Secrétaire de chancellerie, il participe à des missions diplomatiques délicates auprès des puissances du moment, en particulier de César Borgia, fils du pape Alexandre VI, puis du nouveau pape Jules II. Il convainc Louis XII de France de ne pas secourir Ferrare assiégée par le pape en 1510. En 1512, les Médicis, qui ont repris le contrôle de Florence, le tiennent à l'écart.

Retiré à San Casciano, il compose de nombreux ouvrages (L'art de la guerre, Histoires florentines, la Mandragore,...).

Le plus connu de ses livres, Il Principe (Le Prince, 1513), est un court essai dédié à Laurent de Médicis, duc d'Urbino, dans lequel l'auteur expose l'art et la manière de gouverner en jouant habilement des sentiments populaires. Il donne en exemple César Borgia, fils naturel du pape Alexandre VI, qui gouverna dans les années précédentes les États pontificaux en faisant preuve d'une absence totale de scrupules.

On a présenté Machiavel comme un cynique dépourvu d'idéal et tiré de son nom un adjectif commun : machiavélique, alors que cet homme politique était seulement soucieux du bien public mais sans illusion sur les vertus des hommes. De son chef-d'oeuvre, retenons cette sentence : «Car la force est juste quand elle est nécessaire», mais aussi «Divise pour régner !» (en latin : «Divide ut imperes !»), et pour finir : «Si tu peux tuer ton ennemi, fais-le, sinon fais-t'en un ami».