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À quel bon roi font référence les calissons d'Aix ?
RéponseLe Panthéon (Paris)
Aux grands hommes la patrie reconnaissante
Église à l'origine, le monument a été récupéré par la République pour la célébration de ses gloires...
Le Panthéon fait suite à un voeu du roi Louis XV.
Gravement malade à Metz en 1744, le roi Louis XV fait le voeu, en cas de guérison, de reconstruire l'église Sainte-Geneviève.
Située sur la «montagne» du même nom, à Paris, au coeur du Quartier Latin, cette église était l'héritière de la basilique des Saints-Apôtres érigée sur ordre de Clovis à l'endroit où mourut et fut ensevelie la patronne de la ville.
C'est seulement en 1755, onze ans après le voeu de Louis XV, que l'architecte Jacques Soufflot commence les travaux. Construit sans passion dans une époque où ne souffle plus l'esprit religieux d'antan, le massif monument à coupole semble anticiper les lourds monuments de l'époque stalinienne. Il est tout juste achevé à la veille de la Révolution.
Comme meurt Mirabeau, l'un des inspirateurs de la Révolution, le 2 avril 1791, l'Assemblée nationale décide de l'inhumer dans l'édifice et de convertir celui-ci en Panthéon, d'après un mot grec qui désigne l'ensemble des dieux et que l'on retrouve dans le nom d'une splendide basilique romaine, construite sur le même plan circulaire, avec une audacieuse coupole sous laquelle repose le peintre Raphaël.
Premier entré au Panthéon, Mirabeau en est exclu en 1793, suite à des révélations sur sa trahison, et remplacé par Marat, lequel en sera à son tour exclu quand les révolutionnaires renieront la Terreur. Dès après Mirabeau, c'est à Voltaire d'entrer au Panthéon en 1791. Il y est rejoint en 1794 par son vieil ennemi, Rousseau.
Sous le Premier Empire, en 1806, l'église est rendue au culte mais sa crypte continue de recevoir les dépouilles des célébrités. Sous la Restauration, en 1821, la crypte des célébrités est fermée. Revirement sous Louis-Philippe 1er qui enlève le monument au culte et le rétablit comme nécropole nationale. Le fronton est adorné par David d'Angers de l'inscription célèbre : «Aux grands hommes la patrie reconnaissante». Sous le Second Empire, l'inscription est effacée et le monument restitué au culte catholique.
En 1871, la IIIe République enlève les symboles du christianisme et, en 1885, remet une bonne fois pour toutes le Panthéon en service à l'occasion des funérailles de Victor Hugo.
Les hôtes les plus connus : Marcellin Berthelot (et sa femme), Lazare et Sadi Carnot, Félix Éboué, Léon Gambetta (le coeur seulement !), Victor Hugo, Jean Jaurès, Paul Lagrange, Paul Langevin, Lannes, Paul Painlevé, Jean Perrin, Émile Zola....
Derniers arrivés : André Malraux, Pierre et Marie Curie, Condorcet (tombeau vide), Monge, abbé Grégoire, Jean Monnet, René Cassin, Jean Moulin, Braille, Victor Schoelcher (et son père), Alexandre Dumas et les «Justes des Nations».
Dumas a quitté Villers-Cotterêts, où il est né en 1802 et a été inhumé peu après sa mort, survenue à Dieppe en 1870, pour rejoindre, le 30 novembre 2002, dans une atmosphère de joyeux carnaval, le caveau où reposent son ami Victor Hugo et un autre grand romancier populaire, Émile Zola.
Son entrée au Panthéon est une forme de revanche posthume pour son père, général de la Révolution tombé en disgrâce du fait des préjugés raciaux de Napoléon 1er.
L'auteur des Trois Mousquetaires (1844) n'est jamais que le sixième écrivain accueilli au Panthéon ès-qualité, après Voltaire, Rousseau, Hugo, Zola et Malraux. Sur un total de 67 hôtes dont une majorité d'illustres inconnus, c'est peu pour un pays qui se targue de posséder l'une des plus riches littératures du monde.
À quand le tour de Balzac, George Sand, Jules Michelet, Alexis de Tocqueville, Charles Baudelaire, Marcel Proust, Marc Bloch, Raymond Aron, Albert Camus..... ?


Saint-Louis des Invalides




