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D'où vient le nom du mouvement impressionniste ?

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Animal

Un compagnon de toujours


Au début, tout allait bien, toutes les créatures vivaient en paix dans les jardins de l'Éden. Puis Ève eut la mauvaise idée de goûter le fruit défendu et tout s'écroula : l'harmonie primitive disparut, et l'homme et l'animal se retrouvèrent en compétition pour survivre.

Cette cohabitation n'a cessé d'évoluer, de la guerre au partage du canapé. Ne compte-t-on pas aujourd'hui dans un pays comme la France plus d'animaux de compagnie que d'habitants ?

Joshua Reynolds, Miss Jane Bowles, 1775, Wallace Collection, Londres
Familiers et effrayants

Notre imaginaire est habité par l'animal. Il suffit pour s'en convaincre d'observer les premières représentations peintes sur les murs des grottes, il y a 16.000 à 18.000 ans : le bipède est absent, insignifiant face aux grandes cavalcades de chevaux, de taureaux ou de mammouths.

Tapisserie de La Dame à la licorne. La vue, fin du XVe s., Paris, musée national du Moyen Age.La mythologie gréco-latine est encore riche d'exemples : pensons à Bellérophon, le héros grec, qui trouve un fidèle compagnon dans le cheval ailé Pégase, ou encore à la louve qui a nourri les jumeaux Rémus et Romulus.

Dans les manuscrits du Moyen Âge, nous croisons un bestiaire richement peint et mis en scène, avec, à côté de Messire Renart ou Goupil et ses amis, des créatures fantasmagoriques plus improbables (griffons, licornes…).

Au XIIe siècle, Chrétien de Troyes envoie Yvain combattre les ennemis de la Table ronde aux côtés d'un fidèle mais curieux allié, un lion. Trois siècles plus tard, des tapissiers flamands représentent une jeune femme et une licorne : la complicité entre ces deux personnages est un des mystères de la tenture La Dame à la licorne.

La religion n’est pas en reste. Trois évangélistes sont associés à un animal (le lion pour Marc, l’aigle pour Jean et le taureau pour Luc) ; Matthieu, associé à un ange, fait exception. On sait moins que saint Corbinien utilisait un ours comme monture et saint Brendan une baleine.

L’homme et l’animal, une relation immémoriale

On observe à l’Âge de pierre, dans les contrées froides de l’hémisphère nord, une véritable civilisation du mammouth, tant cet animal, disparu il y a 7 à 8000 ans, a pu être utile aux premiers hommes : nourriture, ustensiles, armes et objets décoratifs en os...

Cave canem, mosaïque de la maison du Poète tragique, Ier s. ap. J.-C., Pompéi.Mais les premières traces de domestication apparaissent seulement 10.000 ans avant JC dans les villages de chasseurs du Mont Carmel (Israël), avec le chien.

Celui-ci, ou plutôt son ancêtre le loup, traquait tout comme l’homme les troupeaux d’herbivores. Les deux compères ont fini par s’associer jusqu’à devenir les plus grands amis du monde.

La domestication a pu commencer quand des femmes ont recueilli des chiots et se sont dévouées pour les nourrir au sein. Ce comportement se retrouve encore aujourd’hui dans certaines régions du monde, avec chiots, faons, oursons, singes…

Les hommes vont attendre trois mille ans avant de domestiquer un nouvel animal : la chèvre. Bœufs, moutons, porcs et poules rejoignent à leur tour le cercle des animaux domestiques (…).

Publié ou mis à jour le : 2013-08-22 09:37:31