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Le «siècle de Périclès»
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461 à 430 avant JC

Le «siècle de Périclès»


On appelle « siècle de Périclès » le Ve siècle av. J.-C. (500 à 400 avant notre ère), du nom du principal dirigeant athénien de cette époque. Durant ces années-là, la Grèce connaît une floraison artistique et intellectuelle sans précédent dans l'Histoire humaine.

Les cités grecques occupent les rivages de la mer Égée ainsi que la Sicile. Belliqueuses et relativement pauvres, ces cités ont une économie fondée sur l'esclavage. Mais leurs habitants, marins audacieux et guerriers téméraires, font preuve d'une qualité inédite : l'aptitude à capter les idées nouvelles et remettre en cause les traditions. En cela, ils se différencient par exemple des Égyptiens qui entretinrent pendant trois millénaires, envers et contre tout, des traditions presque immuables !

Jean-François Zilbermann
Athènes et son empire

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À la Grèce classique de Périclès, Phidias, Eschyle, Platon, Aristote... nous devons les bases de notre culture et de nos institutions politiques.

Suite à ses victoires sur les puissants Perses, l'une des cités grecques, Athènes, a réuni la plupart des autres cités au sein d'une alliance, la Ligue de Délos, dont elle a très vite assumé la direction avec autorité.

Floraison des arts et naissance de la raison

Le coeur de la Grèce bat à Athènes, devenue la principale cité grecque grâce à l'habileté diplomatique et politique du stratège Périclès. Celui-ci n'est pas seulement un habile politique. C'est aussi, comme tous les grands hommes d'État, un constructeur et un mécène conscient de la portée des symboles et des idées.

- L'Acropole et les arts plastiques :

Il convainc les Athéniens de reconstruire l'Acropole, le rocher sacré ravagé par les Perses lors de l'invasion de 480 av. J.-C. Il prévoit d'affecter aux travaux un soixantième du trésor de la Ligue de Délos, autrement dit de l'ensemble des contributions versées par les cités grecques à l'alliance en vue de prévenir le retour des Perses.

Pour abriter ce trésor, il fait ériger un temple grandiose consacré à la déesse tutélaire de la ville, la sage Athéna. D'après la mythologie, Athéna, surgie tout armée du crâne de Zeus, son père, est restée vierge (parthenos en grec). D'où le nom de Parthénon sous lequel est connu encore aujourd'hui son temple (ou ce qu'il en reste).

Le sculpteur Phidias s'emploie à décorer cet ensemble monumental. Le résultat suscite encore l'admiration universelle malgré les ravages du temps et de la bêtise des hommes.

- Le coeur et la raison :

La prospérité d'Athènes est par ailleurs propice à l'émergence de grands dramaturges : Eschyle, Euripide, Sophocle... Sous l'impulsion de leur génie, les traditionnelles cérémonies religieuses, avec un choeur et un récitant, se transforment en pièces de théâtre à part entière, à caractère plus ou moins profane. Elles mettent en scène les sentiments et la condition humaine.

À l'époque de Périclès s'épanouit aussi la pensée rationnelle, principale contribution des Grecs à la culture universelle.

La guerre du Péloponnèse

Malheureusement, en 431 av. J.-C., Périclès doit faire face à une guerre fratricide qui met aux prises les Grecs eux-mêmes, divisés en deux camps, celui d'Athènes et celui de Sparte, grande cité de la péninsule du Péloponnèse.

Cette « guerre du Péloponnèse » de près de trente ans (de 431 à 404 av. J.-C.) épuise les cités grecques et les laisse exsangues. Athènes elle-même en sort vaincue.

Pour les Athéniens, le « siècle de Périclès » s'achève tristement malgré le rayonnement intellectuel des philosophes Socrate et Platon. L'art classique jette ses derniers feux avec Praxitèle. La démocratie est mise à mal par les rivalités de clans et de personnes. La suite n'est plus qu'un long déclin... jusqu'à l'avènement d'un héros. Sans doute le plus grand que l'Histoire ait jamais connu... Alexandre le Grand.

Le déclin d'Athènes se lit dans les recensements : 3700 citoyens athéniens en 480 av. J.-C. (l'année de Salamine) ; 2100 en 310 av. J.-C., au temps d'Alexandre...

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Mise à jour : 2014-03-05 09:52:44