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D'où vient le surnom d'«Immortel» donné aux membres de l'Académie française ?

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25 juin 1218

La mort de Simon de Montfort


Le 25 juin 1218, tandis qu'il fait le siège de Toulouse avec son armée de croisés, Simon de Montfort est mortellement blessé d'une pierre lancée du haut des murailles.

La mort du chef de la croisade contre les Albigeois est ressentie comme une victoire par les méridionaux, victoire de courte durée qui ne va pas empêcher la complète soumission du Midi toulousain au roi de France dix ans plus tard.

André Larané.
Nord contre Midi

Quelques années plus tôt, le 12 septembre 1213, contre toute attente, Simon de Montfort a vaincu le comte de Toulouse et son allié Pierre II d'Aragon à Muret. Pierre II est tué au cours de la bataille cependant que Raimon VI s'enfuit en Angleterre.

Sous la pression des évêques du Midi et des croisés venus du Nord, le pape déchoit le comte et beaucoup de seigneurs locaux de leurs terres et titres. C'est plus que n'en peuvent supporter les gens du Midi et notamment les seigneurs dépossédés de leurs terres.

Pour eux, qui s'étaient tenus jusque-là à l'écart de la croisade, l'heure n'est plus au combat contre les hérétiques cathares (aussi appelés Albigeois) mais à la défense du Midi, de ses coutumes et de ses droits.

Ultime soulèvement

Raimon VI et son fils, le futur Raimon VII, quittent leur exil anglais et reviennent en triomphe à Avignon. Avec les vassaux qui leur sont restés fidèles, dont le comte de Comminges, ils marchent sur Toulouse et entrent subrepticement dans la ville le 13 septembre 1217 à la faveur d'un épais brouillard.

Aussitôt, la population se rue sur la garnison française et commet un massacre. Les rescapés se réfugient au château Narbonnais, résidence traditionnelle des comtes de la ville, auprès de l'épouse de Simon de Montfort. Ce dernier, absent pour cause de combat dans la vallée du Rhône, revient sans attendre et entame un long siège entrecoupé de combats.

Le 25 juin 1218, comme il fait ses dévotions, on l'avertit d'une sortie des Toulousains. Recevant une dernière fois la communion, il enfile son heaume et monte au combat. C'est alors qu'il est blessé à mort : une «bricole», machine de jet utilisée en contrebatterie sur les remparts de la ville et actionnée par un groupe de femmes, lui lance une pierre d'une demi-douzaine de kilos à une vitesse telle que sa protection de tête explose en même temps que son crâne !

Privés de leur chef, les croisés lèvent le siège de la ville. Raimon VI et son fils Raimon VII arrivent à reconquérir peu à peu l'essentiel de leurs terres.

Le roi de France s'en mêle

Le roi Philippe II Auguste s'était jusque-là tenu à l'écart de la croisade. C'est qu'il avait fort à faire sur la frontière nord du royaume avec ses ennemis de Flandre, d'Angleterre et d'Allemagne. Après la mort de Montfort, il envoie son fils Louis au secours des croisés. Le prince ne fait pas de quartier. La ville de Marmande lui ayant résisté, il fait massacrer les 5.000 habitants ! Louis le Lion n'en échoue pas moins à prendre Toulouse et doit se replier.

Mais Raimon VI meurt et Philippe Auguste le suit peu après dans la tombe. Le nouveau comte de Toulouse, Raimon VII, est excommunié et Louis le Lion, devenu Louis VIII, s'engage dans une deuxième expédition contre lui.

Après avoir proprement ravagé le pays, il meurt sur le retour, emporté par une dysenterie aiguë à Montpensier, en Auvergne, le 8 novembre 1226. Sa veuve Blanche de Castille négociera au nom du nouveau roi, Louis IX (Saint Louis) un traité de paix avec les Toulousains.

Publié ou mis à jour le : 2010-10-14 10:01:59