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23 juillet 1952

Nasser renverse la monarchie en Égypte


Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1952, un groupe d'«Officiers libres» prend le pouvoir en Égypte, renverse le roi Farouk 1er et restaure la pleine indépendance du pays après 70 ans de tutelle britannique. 

L'anniversaire de ce jour est devenu fête nationale en Égypte.

Un royaume humilié

Le roi Farouk 1er a succédé le 6 mai 1936 à son père Fouad 1er sans cesser de faire allégeance aux Anglais.

Les attentats anti-britanniques se multiplient. Le 25 janvier 1952, le général George Erskine réprime durement la révolte d'un millier de Boulouks, ou auxiliaires de police, à Ismaïlia. Il s'ensuit 49 morts dont trois Britanniques.

Le pays est au bord de l'explosion. Le lendemain, un «Samedi noir», des émeutes secouent Le Caire. Des immeubles, bars, cafés et cinémas, sont incendiés et des ressortissants britanniques lynchés par la foule. La police reste les bras croisés et le roi Farouk, qui offre un banquet de six cents couverts à ses officiers, regarde sans mot dire les incendies qui illuminent la capitale.

Dans les semaines qui suivent, le Premier ministre est congédié et les ministères se succèdent sans résultat.

Le régime est attaqué d'une part par la droite religieuse et des Frères musulmans, un mouvement fondé en 1928 par Hassan al-Banna en vue de prendre le pouvoir et établir un régime théocratique ; d'autre part par le mouvement progressiste des «Officiers libres», fondé par un lieutenant-colonel de 33 ans d'humble extraction, Gamal Abdel Nasser.

Un héros pour sauver l'Égypte

Le 21 juillet 1952, les Officiers libres décident de passer aux actes. Le déclenchement de l'insurrection doit avoir lieu à minuit. Mais leur complot est découvert et le chef d'état-major réunit les chefs de l'armée en vue d'arrêter les officiers séditieux. La troupe entoure la caserne où ils se sont réunis.

Coup de théâtre. Le chef des assaillants se range du côté des Officiers libres et gagne avec ses troupes le Grand Quartier général où délibèrent les chefs de l'armée. Les sentinelles ne se doutent de rien en voyant revenir leurs camarades. En un quart d'heure, l'état-major est capturé. Dans la nuit même du 22 au 23 juillet, tous les points névralgiques de la capitale sont occupés par les insurgés. Au petit matin, un officier prend la précaution d'avertir l'ambassade britannique que «l'action qui se déroule est d'ordre purement intérieur et que toute tentative d'immixtion de la part des autorités britanniques sera considérée comme un acte d'hostilité» (*).

Vainqueur du bras de fer qui l'oppose à la monarchie, Nasser fait réveiller le général Mohamed Néguib (41 ans), un aîné plus connu et plus prestigieux que lui. Il s'efface devant lui et lui remet la présidence du Conseil et le commandement en chef des armées. Homme intègre et sympathique, Néguib, à vrai dire, n'a ni l'étoffe ni l'ambition d'un chef.

Sitôt aux commandes, Nasser impose une réforme agraire majeure par laquelle il confisque les domaines royaux, limite la grande propriété foncière et permet à un million de petits paysans de racheter à des conditions avantageuses les terres des grands féodaux.

La renaissance arabe

Le 18 juin 1953, la République est proclamée. Néguib en devient le Président et le Premier ministre. Mais il doit bientôt faire une place de Premier ministre adjoint à Nasser. Le 14 novembre 1954, Néguib est enfin déposé par son jeune rival qui devient désormais le chef absolu de l'Égypte avec le titre de «raïs» (président ou chef, d'après un mot arabe qui désignait autrefois un dignitaire ottoman).

Publié ou mis à jour le : 2014-01-21 11:24:34

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