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Bombardement de Dresde le 14 février 1945 par l'aviation alliée. Prise de Clèves par les troupes anglo-canadiennes le 26 février 1945 (3min 25)

Bombardement de Dresde
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14 février 1945

Dresde réduite en cendres


Dans la nuit du 13 au 14 février 1945, la ville de Dresde est victime du plus brutal bombardement aérien de la Seconde Guerre mondiale (à l'exception de Tokyo, Hiroshima et Nagasaki).

Dent pour dent...

Dès le début du conflit, le Premier ministre britannique Winston Churchill confie au «Bomber Command» de la Royal Air Force la mission de détruire les sites stratégiques de l'ennemi. Il veut de cette façon relever le moral de ses concitoyens, durement affecté par les attaques aériennes sur les villes anglaises (le «Blitz»).

Le «Bomber Command» lance d'abord des attaques sur des sites stratégiques uniquement (zones industrielles et noeuds de communication). Cependant, ces attaques ciblées se révèlent de plus en plus coûteuses et inefficaces.

Le Premier ministre place alors le général Arthur Harris à la tête du «Bomber Command» et, le 14 février 1942, autorise les bombardements massifs étendus aux zones urbaines. Churchill espère de cette façon dresser la population allemande contre Hitler...

Escalade de la violence

1,35 million de tonnes de bombes seront au total déversées sur l'Allemagne par les Anglo-Saxons. Un rapport américain estime le nombre de victimes à 305.000 morts et 780.000 blessés ( *). La France occupée n'est pas épargnée. Elle reçoit 0,58 million de tonnes de bombes qui auraient causé 20.000 morts.

Dresde marque le paroxysme de cette stratégie. L'ancienne capitale du royaume de Saxe est surnommée la «Florence de l'Elbe» en raison de ses richesses artistiques et architecturales. Dans les dernières semaines de la guerre, l'afflux de réfugiés hisse sa population de 600.000 habitants à près d'un million.

Le bombardement des 13 et 14 février 1945 survient alors même que ces réfugiés tentent d'oublier les horreurs de la guerre dans un carnaval improvisé.

dresde après le bombardement Au total, en quinze heures, 7.000 tonnes de bombes incendiaires tombent sur Dresde, détruisant plus de la moitié des habitations et le quart des zones industrielles.

Une grande partie de la ville est réduite en cendres et avec elle environ 35.000 personnes, dont 25.000 ont été identifiées. Beaucoup de victimes disparaissent en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à 1000°C.

L'évaluation actuelle de 35.000 morts (dont 25.000 corps identifiés) résulte des travaux d'une commission d'historiens mandatée par la ville de Dresde. Le chercheur allemand Jörg Friedrich, qui n'est pas tendre pour les Alliés, fait état de 40.000 morts dans son livre Der Brand (L'incendie).

Publié ou mis à jour le : 0000-00-00 00:00:00

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Voir les 9 commentaires sur cet article

Erik (14-02-201515:48:01)

Il est absurde de tenter de coller des jugements moraux sur des faits de guerre.

druhen-charnaux (11-02-201521:40:09)

Monsieur Roland Blond, puis-je me permettre une remarque ? Certes, on trouve bien dans le livre d'Osée l'affirmation : "qui sème le vent .... récolte la tempête", mais la tempête n'est pas l'apocalypse ! Il faut de la mesure en tout ! Heureusement.

Claude (11-02-201512:58:36)

Merci, M. Guyard. Vous évoquez entre autres l'échec de la stratégie consistant à forcer un "divorce" entre la population allemande et Hitler par ces bombardements. Dans ses mémoires, Churchill confirme qu'il s'est aperçu de cet échec, mais a forcé la poursuite des opérations conre les civils, afin de maintenir intact chez les Britanniques l'esprit de vengeance -et donc de poursuite de l'effort de guerre- consécutif aux bombardements allemands contre Coventry et Londres. Cynisme efficace, mais lo... Lire la suite

Fugier Gaston (28-12-201420:10:05)

Kurt Vonnegut Jr. est l'un des sept rescapés américains, sauvés pour s'être enfermés dans une cave d'abattoir (Slaghterhouse Five). Les autorités nazies l'affectent à la récupération des cadavres pour la fosse commune, mais leur nombre est tellement important que l'ouvrage des bombes dut être terminé au lance-flamme.
C'est la vie.
Passablement traumatisé par cette expérience, Kurt Vonnegut Jr. essaya pendant des années de sortir son livre sur le bombardement de Dresde, sans toute... Lire la suite

Blond Roland (26-09-201315:13:16)

Qui sème le vent...........

juan (14-02-201209:53:01)

Un livre intitulé "LA VILLE AUX TOITS VERTS", relate ces bombardements. J'ai visité Dresde qui a été entièrement reconstruite après la guerre dont l'opéra d'après les plans originaux qui avaient pu être sauvegardé.J'ai fait une thèse universitaire sur ce sujet . Il faut savoir qu'un tribunal de la RDA avait jugé et condamné comme criminels de guerre,les deux généraux anglais qui avaient ordonné ces bombardements les 11,12 et 13 février 1945, alors que la guerre était sur le point de s'achever.Lire la suite


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