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12 mai 1776

Le renvoi de Turgot


Le 12 mai 1776, le roi Louis XVI renvoie son ministre des finances, Anne Robert Turgot.

À son entrée au gouvernement, deux ans plus tôt, quelques semaines après l'avènement du roi Louis XVI, cet économiste brillant et généreux, partisan du libéralisme («laissez faire, laissez passer !»), a découvert la situation catastrophique des finances publiques.

Pour éviter la banqueroute, solution par laquelle l'État se reconnaît incapable de rembourser ses créanciers, il taille dans les dépenses de la Maison du roi. Il sermonne même le roi en ces termes : «Il faut, Sire, vous armer contre votre bonté, de votre bonté même, considérer d'où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos courtisans».

Mais comme cela est loin de suffire, Turgot engage aussi des réformes audacieuses pour faire rentrer les impôts et libérer l'économie des entraves administratives.

Victoire à courte vue des privilégiés

Un édit supprime les droits de douane intérieurs sur le commerce du blé et introduit la libre circulation du grain. Ignorant des principes de l'économie, le peuple croit que cette liberté va aggraver les disettes. Il s'ensuit une série d'émeutes dans les villes, la «guerre des farines». On soupçonne les spéculateurs comme le richissime prince de Conti d'avoir manipulé les manifestants et de les avoir excités contre Turgot car ils tirent leur fortune des limites à la circulation des grains qui leur permettent de provoquer artificiellement des pénuries localisées.

Un nouvel édit supprime les corporations qui entravent la liberté d'entreprendre et l'initiative. D'autres édits, enfin, abolissent les corvées qui pèsent sur les paysans. Turgot veut les remplacer par un impôt sur tous les propriétaires, la «subvention territoriale». C'est un tollé chez les privilégiés qui obtiennent le renvoi du ministre.

Celui-ci, visionnaire, écrit au roi : «N'oubliez jamais, Sire, que c'est la faiblesse qui a mis la tête de Charles 1er sur un billot».

Turgot vu par Marmontel

L'encyclopédiste et historiographe Jean-François Marmontel (1724-1799), proche de Voltaire, hostile à Rousseau et aux idées révolutionnaires, a écrit dans ses dernières années de volumineuses Mémoires d’un père pour servir à l’instruction de ses enfants (première édition en 1804).

Il y raconte de façon vivante les deux années chargées d'espoirs et de désillusions durant lesquelles Turgot exerça la charge de Contrôleur général des finance (ministre de l’Économie), du 24 août 1774 au 12 mai 1776.

Turgot vu par Marmontel

Publié ou mis à jour le : 2013-05-16 09:37:15

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